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    Manger bio réduit votre exposition aux pesticides de 90 %

    Le 22 juin 2014

     

    Une étude de 2006 de l’Université de Washington a été menée auprès de 23 enfants à qui l’on a proposé d’adopter une alimentation bio. Au bout de quelques jours, toutes traces de pesticides avaient disparues de leurs urines. Ces traces sont rapidement réapparues au niveau initial lorsqu’ils sont repassés à une alimentation classique.

     

    Les pesticides sont ils dangereux ?

    Chez les agriculteurs, qui sont en contact direct avec les pesticides chimiques épandus dans les champs, les dégâts sont évidents. Le 13 juin dernier, l’INSERM a publié les résultats d’une expertise collective, qui a passé en revue la littérature scientifique internationale de ces 30 dernières années sur les pesticides. Selon les chercheurs, le lien entre certaines maladies (différents cancers, maladie de Parkinson, problèmes hormonaux) et l’exposition aux pesticides est établi.

     

    Sur le terrain, il y a longtemps que les agriculteurs en sont convaincus. Leur situation dramatique a été présentée dans un documentaire de France 2 au titre évocateur : « La mort est dans le pré ». Pendant des années, de nombreux agriculteurs ont utilisé les substances chimiques sans se protéger. Yannick Chenet et Frédérick Ferrand, viticulteurs tous les deux, en sont morts. Leurs familles ont traduit en justice Monsanto, un des géants de l’agro-industrie qui fabrique notamment des herbicides, et ont gagné leur procès.

     

    Cette décision historique est encourageante. Mais le monde agricole est-il prêt à changer de méthodes ?

     

    Et nous Les consommateurs ?

    Lorsque ont lieu les épandages de pesticides, de grands nuages de fumée chimique se forment. Les habitants en zone rurale, notamment dans les pays de vignoble, y sont directement exposés. Qui s’en soucie ?

     

    En Bourgogne, comme l’a rappelé Emmanuel Giboulot lors de son procès, les épandages ont lieu au mois de juillet, à une époque où les enfants qui sont en vacances aiment à jouer dans les champs et se promener dans la campagne. Est-ce éthique pour des viticulteurs de verser des produits chimiques qui ont, par ailleurs, tué ou rendu malades certains de leurs collègues ?

     

    Côté consommateurs, on nous dit souvent qu’il suffit de laver les fruits et légumes pour faire disparaître les traces de pesticides. C’est mieux, c’est vrai. Mais lorsqu’un produit chimique est déversé, il tombe dans la terre dont la plante se nourrit. En toute logique, on le retrouve dans la plante, sa fleur et le fruit qu’elle porte. On pourra laver le fruit corrompu vingt fois, cela n’enlèvera pas les pesticides qu’il contient, surtout lorsque cela fait 40 ou 50 ans que la terre en question reçoit des pesticides !

     

    On ne sait pas mesurer aujourd’hui l’effet cumulé des pesticides.

     

    Des pesticides dans les produits issus de l’agriculture biologique ?

    En France, l’agriculture biologique représente 5 % de l’agriculture totale (en nombre d’exploitation). Les terrains bios sont donc largement minoritaires et entourés de terrains non bios. Et le vent qui porte les pesticides ne s’arrête pas aux clôtures.

     

    Le conseil de Virginie Bales, diététicienne à Paris:
    Devenons des consommateurs exigeants, interrogeons la provenance d'un produit avant d'acheter, lisons les étiquettes

     

     

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