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    sucre lent…sucre rapide…une notion à oublier

    Le 06 octobre 2014

    La qualité des glucides, mesurée par leur index glycémique ou leur charge glycémique, est une donnée fondamentale qui a des implications majeures pour la santé

     

    L’index glycémique indique la vitesse à laquelle le glucose présent dans un aliment passe dans le sang.

    La charge glycémique va rajouter la notion de quantité puisqu’elle s’obtient en multipliant l’index glycémique par la quantité de glucides disponible dans une portion de cet aliment puis en divisant par 100.

    Bien que l’apport concomitant de lipide, protéine et fibre puisse avoir une incidence sur la réponse glycémique post prandiale, il est clairement établi que l’index glycémique et/ou la charge glycémique, plus que la teneur en glucides, prédisaient le plus fidèlement l’ampleur de l’hyperglycémie et de l’insulinémie post prandiale.

     

    C’est en 1981 que le canadien David Jenkins a publié le premier article décrivant le concept d’index glycémique. Son objectif était de considérer l’alimentation d’un point de vue physiologique (c’est à dire des mesures en situation réelle) et non plus d’un point de vue théorique (c’est à dire liée à la composition chimique d’un aliment), afin d’améliorer les conseils alimentaire pour équilibrer le diabète.

     

    Une étude parue en juillet 2014 dans l’European Journal of Nutrition indique qu’un régime alimentaire à charge glycémique élevée est associé à de plus faibles performances cognitives chez les personnes âgées.

    Les analyses publiées à ce jour montrent qu’un régime à Index glycémique et charge glycémique bas permet de maigrir ou rester mince, améliore le contrôle de la glycémie chez les diabétiques, réduit le risque de diabète en améliorant la sensibilité à l’insuline, réduit le risque de maladie coronarienne par une diminution de l’inflammation, diminue les pressions artérielle diastolique et systolique, améliore les profils lipidique sanguin.

     

    Dans un article paru dans The Journal of American Medical Association (JAMA), le Dr David Ludwig (directeur du centre de prévention de l’obésité à l’Hôpital pour enfants de Boston) affirme que le dictat du « bouger plus et manger moins » ne fonctionne pas.  L’excès de glucides raffinés (pain, pâtes, pizza, quiche, riz blanc, pommes de terre transformées, bonbons, biscuits …) et la diabolisation des matières grasses sont tous les deux responsables de troubles métaboliques (principalement hyperinsulinisme) qui conduit au stockage des graisse, puis à une suralimentation entrainant le surpoids et l’obésité.

    Malgré tous ces intérêts clairement établis, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (Afssa) rejette l’idée d’utiliser cette indication d’index glycémique parce qu’il s’agit d’une notion compliquée à manier pour le grand public. Pourtant ça fonctionne bien en Australie où la mention est apportée sur les étiquetages depuis 2002.

     

    Commentaire de Virginie Bales, diététicienne-nutritionniste à Paris :

    Ce n’est donc pas en diminuant le nombre de calories que l’on peut maigrir à long terme mais en changeant nos habitudes alimentaires. La qualité des calories est bien plus importante que la quantité de calorie. Et la modification la plus importante à opérer est de baisser l’index glycémique de notre alimentation.

     

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