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Les régimes amaigrissants au fil de l’histoire : arnaque ou complot?

Le 28 avril 2019
Les régimes amaigrissants au fil de l’histoire : arnaque ou complot?
Derrière la réalité scientifique et les études en laboratoire, il ne faut pas oublier que nous sommes des êtres humains avec un inconscient très puissant qui travaille pour nous faire baigner dans le plaisir et fuir les situations d’inconforts

2 milliards d’adultes sont en surpoids ou obèses aujourd’hui dans le monde, soit 25% de la population mondiale. Et 15% de ces adultes sont obèses, avec une légère prédominance pour les femmes.

En 1825, Jean-Anthelme Brillat-Savarin publie La physiologie du goût. Il a interrogé plus de 500 personnes obèses. Il fait une observation intéressante : tous mangent beaucoup de féculents (pain, pâtes, pommes de terre, riz). Brillat-Savarin en déduit alors que « les féculents sont à l’origine de l’obésité et que le sucre aggrave les choses ».

En 1844, le Dr Jean-François Dancel donne une conférence sur le surpoids et l’obésité à l’Académie des Sciences, à Paris. Il y démontre que l’on guérit tous les obèses, « sans exception », par un régime riche en protéines (viande, poisson) et très pauvre en féculents et sucre.

En 1856, le Dr William Harvey, médecin Londonien, rapporte que « les sucres et les féculents sont utilisés pour engraisser les animaux et qu’un régime qui n’en comprend pas pourrait être utile pour arrêter la formation de graisse. » En 1862, Harvey prescrit un tel régime à William Banting, un de ses patients obèses. En 9 mois, celui-ci perd 25 kilos.

En 1862, William Banting publie à son tour une « Lettre sur la corpulence ». Il décrit les régimes qu’il a essayés sans succès, et comment une alimentation pauvre en sucres et féculents lui a permis de perdre si facilement du poids. Le fascicule de Banting devient un best-seller européen.

En 1869, Thomas Tanner, célèbre médecin britannique, publie « The Practice of Medicine », dans lequel il donne une longue liste de traitements ridicules contre l’obésité, dont la saignée, les sangsues et… les régimes sans graisses. Toutes ces méthodes, écrit-il, échouent lamentablement. Le seul traitement efficace, assure-t-il, c’est d’éviter les sucres et féculents.

En 1901, le Dr William Osler, considéré comme le père de la médecine américaine moderne écrit dans « Principles and Practice of Medicine », que les obèses doivent pour maigrir et rester en bonne santé « réduire les féculents et les sucres. »

En 1925, le Dr Gardiner Hill (Hôpital St Thomas de Londres) décrit dans le Lancet les principes du régime amaigrissant dont l’efficacité est avérée : « Toutes les formes de pain contiennent une forte proportion de glucides, qui vas de 45 à 65 pour cent. Il doit donc être condamné. »

Entre 1943 et 1952, des chercheurs de Stanford, Harvard, Chicago, Cornell, publient indépendamment une série d’articles sur l’obésité et les moyens de la traiter. Tous ces régimes se ressemblent. Ils interdisent invariablement sodas, sucre, miel, sucreries, fruits au sirop, gâteaux, tartes, biscuits, pain, pommes de terre, pâtes, céréales du petit déjeuner.

Pendant près de 150 ans, les médecins ont fait maigrir efficacement la population en restreignant sucre, et féculents.

Au début des années 1970, changement de cap : la graisse devient l’ennemi.

 

En 1932, le CEDUS a été créé en France par l’interprofession sucrière dans le seul but de « faire consommer plus de sucre aux Français ».

En 1960, les travaux du chercheur Britannique John Hickson commencent à être diffusés auprès du grand public : il accuse le sucre d’être l’un des principaux responsables des maladies de civilisation.

En 1964, un haut dirigent de l’industrie du sucre commande à 3 chercheurs de Harvard un article qui valorise le sucre.

En 1967 paraît la publication scientifique : « le sucre est bon pour la santé, les graisses sont responsables des maladies cardiovasculaires ».

Depuis cette parution totalement infondée scientifiquement, les responsables de la santé Américains et le PNNS Français nous encouragent à réduire notre consommation de matières grasses, et augmenter notre consommation de produits sucrés via les produits céréaliers et les produits allégés (allégés en graisses mais enrichis en sucre !).

Le bilan sur la balance est catastrophique : à l’échelle mondiale, le nombre de cas d’obésité a triplé depuis 1975. Avec comme corollaire l’augmentation de nombreuses pathologies cardiovasculaires, articulaire, endocrinienne, certains cancers.

Il se trouve que le voile a été levé il y a peu sur cette publication infondée nous apprenant que « la Sugar Association » a versé 50 000 dollars aux 3 scientifiques de Harvard pour parvenir à minimiser l’impact du sucre sur les maladies cardiovasculaires et pointer du doigts les graisses.

 

Mais le système continue malgré cette connaissance :

En 2015, un article paru dans le New York Times a révélé que Coca Cola, le plus grand producteur mondial de boissons sucrées, avait financé à coup de millions de dollars des chercheurs pour minimiser le lien entre les boissons sucrées et l’obésité.

En 2016, l’Associated Press a rapporté que les fabricants de confiseries financent des études pour accréditer le fait que les enfants qui mangent des bonbons sont moins gros que ceux qui n’en mangent pas.

Les recommandations de l’agence Française des aliments dit : « les différences de densité énergétique entre les glucides et les lipides donnent aux premiers un avantage potentiel dans la régulation énergétique et le contrôle du poids ».

Comment en est-on alors venu à conseiller des régimes pauvres en graisses, et riches en féculents ?

Vers le milieu des années 1960, c’est le règne des calories. On se met à croire que le corps n’est qu’un simple moteur avec un réservoir à calories, et qu’il suffit de lui donner moins de calories que ce dont il a besoin pour l’obliger à aller chercher dans ses réserves.

Oubliant un siècle et demi de recherches, les « experts » se convertissent alors à un raisonnement simple :

1 gramme de graisses apporte 9 calories (kcal)
1 gramme de glucides 4 calories seulement
En diminuant les graisses et en les remplaçant par les sucres ou féculents on apporte moins de calories, et donc maigrir.

Sur ce principe simple mais erroné ont été élaborées les fameuses recommandations officielles visant à manger « moins gras », qui sont suivies par des dizaines de millions de personnes. Ces recommandations, qui méconnaissent l'histoire de l'évolution humaine, mais aussi la physiologie et les données scientifiques récentes (études établissant sans équivoque l'intérêt de diminuer les aliments à index glycémique élevé), sont en partie responsables de l'augmentation ces dernières années des cas d'obésité dans le monde.

Depuis 50 ans de diffusion d’information délétère, il s’y rajoute aujourd’hui une nouvelle difficulté : le sucre est une drogue dure, plus addictive que la cocaïne. Les industriels l’ont bien compris, et l’utilisent pour nous rendre addicts à leurs produits, même salés : vous mangerez 10g de sucre avec une part de lasagne industrielle, 20g de sucre dans un bol de soupe industrielle, 15g de sucre dans un hamburger au fast food.

Et comme toute drogue, le sevrage est compliqué et douloureux. En effet, je l’observe tous les jours en consultation, arrêter le sucre de manière drastique provoque un retour de bâton terrible de compulsion sucrée, certaines personnes me disent même : «  penser à arrêter le sucre me fait craquer sur un paquet de gâteaux ou une tablette de chocolat ».

Et oui derrière la réalité scientifique et les études en laboratoire, il ne faut pas oublier que nous sommes des êtres humains avec un inconscient très puissant qui travaille pour nous faire baigner dans le plaisir et fuir les situations d’inconforts.

Depuis plus de 20 ans, j'accompagne des personnes en souffrance avec leur poids. Mon objectif est de vous aider à arrêter cette guerre entre votre tête et votre corps pour qu'enfin vous soyez en paix avec votre assiette et bien dans votre corps pour toujours

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